L'histoire du marbrage

La marbrure est née au Japon vers le XIIe siècle. Certains pensent que quelqu'un de la famille impériale japonaise a découvert par hasard qu'en plongeant des peintures à l'encre pour sumi dans l'eau, aurait vu les encres flotter à la surface, puis aurait placé un morceau de papier sur l'encre flottante, l'aurait relevé et aurait préservé l'image. Cette technique a été appelé Suminagashi, ou «Encre Flottante».

Un autre type de marbrure, Ebru, «L'art  Nuage» en Turc, est originaire de Turquie, de Perse et d'Inde au XVe siècle. Les marbreurs Turcs utilisaient une eau épaissie, semblable aux solutions de marbrure d’aujourd’hui. Ainsi, des design détaillés au peignes ou dessins fluides étaient possibles comme aujourd’hui. Certaines des images les plus étonnantes ont un fond peigné complexe, puis des images détaillées d'objets tels que des fleurs, des feuilles, etc. 

Au cours des XVIe et XVIIe siècles, la marbrure s'est répandue en Europe, mais les secrets commerciaux ont été conservés par une poignée de personnes. Ils ont nommé des motifs d'après leurs pays: c'est-à-dire Old  Dutch, French Curl et Italian Hair Vein, qui sont encore utilisés aujourd'hui. Les apprentis marbreurs n’apprenaient qu’une étape du processus de marbrure et certains d’entre eux étaient en fait contraints de travailler derrière des cloisons en bois pour cacher les autres ouvriers. La plupart des marbrures étaient utilisés pour la reliure décorative.

Enfin, en 1853, un Anglais, Charles Woolnough, révéla le secret dans son livre «The Art of Marbling». Deux ans plus tard, Josef Halfer, de Budapest, publiait «Die Fortschritte der Marmorierkunst», traduit dans de nombreuses langues et arrivé aux États-Unis sous le nom de «Le progrès de l'art du marbrage», qui redéfinissait et simplifiait le processus de marbrure et créait une poussée de croissance en Europe et aux États-Unis


Au moment où les relieurs ont mis la main sur ces recettes convoitées, la production de livres était devenue automatisée avec des machines et le savoir-faire artisanal n'était plus valorisé à grande échelle. La marbrure est devenue beaucoup moins populaire jusque dans les années 1970, lorsque l'artisanat et les livres faits à la main ont fait leur apparition et ont contribué à renouveler cet art ancien.

Aujourd'hui, la marbrure se développe avec des milliers de maîtres qui explorent et revitalisent les méthodes traditionnelles, apportant de nouvelles idées à cette merveilleuse forme d'expression.

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